Présentation

Philosophie & Démarche

L’agence ANNE-SOLANGE MUIS créée en 2017 est une agence de géographie et d’urbanisme écologique qui poursuit un objectif de valorisation territoriale. Partant du principe que chaque territoire est unique, l’objectif est de révéler la valeur des espaces que nous habitons.

Située à Saint-Mandé, l’agence propose la mise en valeur du territoire sur le fond en mettant en place des méthodologies d’études et des approches itératives propres à chaque territoire. Nous proposons également d’accompagner la valorisation territoriale par l’édition des contenus et des études sous la forme d’un ouvrage (livre, essai, revue…), d’un film, de reportages géographiques ou d’une présentation publique des résultats (exposition, séance plénière, ateliers…).

L’équipe se compose de collaborateurs experts et spécialisés dans l’ensemble des domaines nécessaires de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire, mais également de l’édition (rédacteurs, journalistes, photographes, cinéaste). Nous plaçons au coeur de notre travail l’exigence d’une qualité de démarche comme de rendu.

Placer au cœur du territoire, l’individu

Bien que pouvant être délimité, administré, développé ou encore monnayé, le territoire n’est pas un simple objet géographique ou physique. Il est le reflet identitaire de l’homme, et avant d’être un objet matérialisé, il se caractérise par la relation entre l’individu et son espace de vie ; le lieu qu’il identifie comme étant le sien.  De fait, l’évolution et le développement de l’un ne se fait pas sans l’autre.

C’est pourquoi, nous considérons le territoire selon la définition donnée par le géographe Roger Brunet (1993) à savoir que ce dernier implique toujours une appropriation de l’espace par une population, un « espace approprié, avec sentiment ou conscience de son appropriation ». Il faut comprendre cette phrase en la complétant avec celle de Joël Bonnemaison (1997) lorsqu’il écrit : « le territoire ne se définit pas par un principe matériel d’appropriation, mais par un principe culturel d’identification, ou si l’on préfère d’appartenance ».

Encourager le processus d’appartenance à un territoire

L’identification à un espace, un lieu, un territoire commence par un sentiment d’appartenance (se sentir de, venir de, être bien quelque part). Ce sentiment d’appartenance est entretenu par le principe d’altérité (être comme certains et différent des autres) et de la reconnaissance d’un autre, de sa complémentarité, de son existence, et non de sa différence.

C’est le principe de multiculturalisme définit par Charles Taylor.

« Selon Taylor, l’identité humaine est créée « dialogiquement » en réponse à nos relations avec les autres, dialogues réels compris (…). Si l’identité humaine est construite et constituée « dialogiquement », alors la reconnaissance publique de notre identité requiert une position qui nous laisse de la place pour délibérer publiquement sur ces aspects de l’identité que nous partageons _ réellement ou potentiellement_ avec d’autres citoyens. Une société qui reconnaît l’identité individuelle sera une société démocratique délibérative, parce que l’identité individuelle est partiellement constituée par des dialogues collectifs » (Amy Gutmann).

Reconnaître et impliquer les acteurs

Nous pensons que l’appropriation d’un projet, d’une action, d’un programme pour un territoire passe par une implication de la population et des acteurs locaux, et ce très en amont de celui-ci.

 

L’implication passe par :

  • Donner la parole ;
  • Recueillir et écouter ;
  • Expliquer, sensibiliser et informer ;
  • Reconnaître le rôle et l’apport de chacun dans le processus de développement et d’amélioration territoriale. A savoir une reconnaissance réciproque entre les porteurs de projet et les participants, entre les élus et les citoyens.
  • Valoriser, montrer, exposer les résultats obtenus grâce à un apport et un processus collectif

C’est une approche de valorisation territoriale, tout comme une ambition de développement durable des territoires.

L’environnement, une valeur territoriale

L’environnement est « ce qui nous environne et de ce fait agit plus ou moins sur nous » (Roger Brunet, 2003). La relation de l’homme à l’environnement est tout aussi évidente et essentielle que celle que l’individu entretient avec son territoire. Préserver son environnement, c’est préserver sa santé, sa qualité de vie, son confort, mais également et surtout son territoire.

Le développement durable est une approche stratégique qui doit permettre de respecter, préserver l’environnement, en valorisant au mieux les actions respectueuses que l’homme met en place sur le territoire. Il est fondé sur des principes scientifiques empruntés à l’écologie et au fonctionnement systémique des territoires auxquels s’ajoutent des fondamentaux humains et sociétaux appliqués aux territoires.

Ainsi, il s’oriente autour de la transversalité, la coopération, la participation et l’évaluation qui, appliqués au territoire, doivent permettre la mise en place d’une nouvelle gouvernance où chaque acteur est complémentaire et non concurrentiel.

La transversalité est la prise en compte du fonctionnement systémique des territoires et l’interrelation des composantes territoriales les unes par rapport aux autres. Elle intègre la dimension rétro-prospective et l’intelligence, c’est-à-dire le fait d’interconnecter, de mettre en relation les éléments les uns avec les autres.

La coopération est un principe fondamental énoncé dans la Déclaration de Rio lors du Sommet Mondial de Rio en 1992. La coopération solidaire (partage des responsabilités) entre les États a été énoncé (Principe 5) pour lutter contre l’inégalité et la pauvreté, mais également les problèmes de dégradation de l’environnement.

La participation concerne l’intervention volontaire des acteurs dans les discussions ou les décisions touchant l’organisation, la politique générale, le développement du territoire d’une communauté. Elle est obligatoire dans le domaine de l’environnement depuis 2010 lorsque les projets ont une incidence en matière d’environnement et d’aménagement du territoire (loi n°2010-788 du 12 juillet 2010, portant engagement national pour l’environnement, dite « Grenelle 2 »).

Elle peut être volontaire et impliquer à des degrés divers les acteurs (de la concertation, au jury citoyen).

L’évaluation signifie à l’origine « déterminer la valeur, le prix d’une chose », il s’agit donc « d’estimer, juger pour déterminer la valeur ». L’évaluation intègre aujourd’hui des techniques et méthodes d’estimation qui reposent sur des critères (indicateurs) et des savoir-faire. « Apprécier la valeur » d’une chose, c’est en dégager les éléments positifs et constructifs. L’évaluation scientifique « porte sur la performance et non sur l’éthique ; elle ne contient pas en elle-même de jugement moral » (R. Brunet, 2003).

La valorisation territoriale proposée par l’agence met en avant ces fondamentaux entendu dans le développement durable.


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